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Crèvecoeur
  • Son histoire

Crèvecoeur, Bouvignes © G. Focant/SPW Edifié vers 1320, le donjon primitif de Crèvecœur renforce le dispositif défensif de la ville et du château. Vers le milieu du XIVe siècle, un « boulevard » est ajouté à la construction pour renforcer sa défense occidentale. Vers 1430, une tour en fer à cheval est ajoutée côté Meuse. Enfin, les ouvertures de tir sont adaptées à l’évolution rapide des armes à feu.
Plan de phasage © SPW
                         

Crèvecœur connaît une destruction partielle lors du siège de 1554 par Henri II. Malgré quelques réparations, la forteresse sera définitivement démantelée en 1672.

Au XIXe siècle, la forteresse subit plusieurs phases de restauration qui défigurent le site et rendent sa compréhension difficile.

                         
Canonnière sud, vers 1890 (coll. privée) Tour en fer à cheval, 1900 (coll. privée) Travaux de restauration, 1905 (coll. privée)
                         
En 2012, le Service public de Wallonie (Département du Patrimoine), propriétaire du site depuis 2003 entreprend des travaux de restauration et de mise en valeur avec trois objectifs : la sécurisation des visiteurs, la consolidation des vestiges et une lisibilité accrue du monument.
                         
Crèvecoeur © MPMM Crèvecoeur © G. Focant/SPW

 

  • La légende des Dames de Crèvecoeur

La légende des Dames de Crèvecœur raconte que, lors du sac d’Henri II, la ville de Bouvignes est à feu et à sang ; de nombreux bourgeois y trouvent la mort. Trois des meilleurs chevaliers, leurs épouses respectives et leur garde rapprochée se retranchent alors derrière les murs de Crèvecœur. Le combat fait rage. Les belles secondent leurs époux en soignant les blessés.

Sous la force des attaques, les murs s’ébranlent et l’armée française pénètre dans l’enceinte. Les nobles et preux chevaliers tombent sous les coups des assaillants. Les trois dames n’ont d’autre choix que de s’enfermer avec quelques blessés dans la plus haute tour du château. Voyant les troupes progresser, elles se rendent sur les remparts et prient Dieu. Préférant la mort à la capture, les trois vaillantes épouses se précipitent dans le vide, enlacées, du haut de la tour.

Gravure de Nimal

Comme le raconte la légende :

Depuis ce trépas si digne

Qui nous crève à tous le cœur,

On appela Crèvecœur

Le vieux château de Bouvignes. 

Gravure de Nimal, détail