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"L’âge de la Bière", une expo qui vous donnera soif !

Etes-vous prêt à découvrir l’histoire de la bière depuis les premières traces archéologiques jusqu’aux brasseries actuelles ? Nous vous proposons un voyage dans le temps qui débute à l’Espace gallo-romain et qui peut se poursuivre dans une brasserie actuelle, la Brasserie des Légendes.

Breuvage du quotidien, synonyme de fête, folklore et d’ambiance, offrande rituelle ou ingrédient gastronomique, la bière est intimement liée à l’histoire des hommes. Dans nos régions, elle connaît un succès ininterrompu depuis l’Antiquité gallo-romaine. Le Moyen Âge est marqué par l’éclosion de brasseries tant monastiques que laïques. Le brassage se métamorphose aux 19e et 20e siècles, sous l’effet des avancées techniques et scientifiques.

Le savoir-faire brassicole des siècles passés est de mieux en mieux connu. Les historiens et archéologues se complètent pour dresser un panorama qui se complète de découverte en découverte.

Du côté des sources historiques, ce sont les comptabilités, la législation, les plans et descriptions de brasseries, l’iconographie, les traités de brassage ou encore les recettes anciennes qui nous donnent de précieuses informations. Les interventions archéologiques sont plus timides en indices. Les bâtiments brassicoles et leurs équipements ont généralement laissé peu de vestiges. C’est souvent la simple forme d’un four qui rappelle l’emplacement passé d’une cuve en métal. Les résidus de céréales, soumis à des analyses carpologiques ou palynologiques, de même que la présence de levure sont des traces rares mais précieuses. Depuis quelques années, l’expérimentation est une nouvelle piste d’investigation. Elle permet de reconstituer des techniques de fabrication de la bière et des goûts disparus.

Aujourd’hui, le monde brassicole adopte un visage particulier, celui de la brasserie et de la microbrasserie « 21e siècle », bien souvent ancrées dans des problématiques environnementales. Et depuis quelques années, la culture de la bière en Belgique est reconnue au Patrimoine immatériel de l’Humanité. Voici venu l’Age de la Bière !

La cervoise gauloise versus le vin romain

L’Espace gallo-romain vous propose une comparaison entre la cervoise et le vin chez les Gallo-romains. Quand sont-ils apparus dans nos régions, quels étaient les contenants et la vaisselle utilisée pour les consommer ou pour les transporter, … ? Ce focus sur cette autre boisson appréciée des Gallo-romains sera assorti de dégustations lors d’animations et d’événements organisés par le musée.

Une expo avec un espace collaboratif 

L’exposition fera la part belle aux tégestophiles. Ce mot ne vous dit rien ? Il s’agit des collectionneurs d’objets en rapport avec la bière, comme les cartons de bière, les étiquettes, les bouteilles, les verres et bien d’autres. Un espace leur sera dédié et régulièrement une localité ou une commune de Wallonie picarde sera la star de la vitrine. Vous désirez montrer votre collection au plus grand nombre ? Vous avez en votre possession une pièce exceptionnelle ? Nos visiteurs seraient sûrement intéressés ! Contactez-nous sans hésiter via accueil.egr@ath.be

5 musées partenaires, thématiques et complémentaires

L’exposition est le fruit d’un travail collaboratif. Cinq musées se sont réunis autour de la table : La Maison du Patrimoine Médiéval Mosan, Malagne – Archéoparc de Rochefort, l’Espace gallo-romain d’Ath, l’Abbaye de Villers et le Musée de la Bière à Stenay (France).

Cette collaboration entre musées et sites belges et français a permis une approche transpériode et synthétique de la vivacité des recherches actuelles en la matière – y compris de l’expérimentation.

Infos pratiques
Où ? : à l'Espace gallo-romain d'Ath (rue de Nazareth, 2 - 7800 Ath)
Quand ? : du 29 octobre 2021 au 11 septembre 2022
Web : https://espacegalloromain.be/
Mail : accueil.egr@ath.be 
Tel : 068 68 13 20




La Meuse, les hommes

Du 18 mars au 17 juin 2022, découvrez aux Archives de l'État à Namur la double exposition « La Meuse, les hommes » et  « Les hommes, la Meuse ». Partez à la rencontre de la Meuse, depuis sa lente formation à l’ère géologique jusqu’à sa domestication par l’homme. La double exposition a été conçue par l’équipe de la Maison du Patrimoine médiéval mosan en 2012-2013.

Jusqu’au XIXe siècle, la Meuse était encore fougueuse et brouillonne, imprévisible, sortant fréquemment de son lit, se répandant par-dessus les berges herbeuses ou habitées. Aujourd’hui, nous la voyons soigneusement contenue, contrôlée. Domestiquée par des ouvrages d’art performants qui maîtrisent son débit, en hiver comme en été. La Meuse nous paraît contingentée à jamais.

Mais il n’en fut pas toujours ainsi. La Meuse que nous aimons, qui inspire les poètes, n’a pas toujours été un cours d’eau tranquille, une belle « endormeuse », selon la formule de Péguy. Vaillamment, la petite rivière descendue des plateaux français a fait son lit comme elle se couche, creusant son sillon, traçant sa route, à travers les terres et les roches, sculptant la vallée au gré des plissements et des mouvements terrestres.

Le monde scientifique s’interroge encore : pourquoi, cette Meuse, s’est-elle mise dans la tête de traverser le massif ardennais, alors qu’elle aurait très bien pu le contourner ? Et pour quelle raison a-t-elle voulu subitement bifurquer vers l’est, à Namur, plutôt que de filer tout droit vers la mer ? En effet, les questions relatives à la formation de la vallée passionnent toujours les géographes, les géologues, les géomorphologues, les hydrologues qui apportent les éclairages de leurs diverses disciplines pour mieux comprendre le processus de création du cours d’eau et de sa vallée.

Outre sa dimension économique, patrimoniale et, de nos jours, touristique, le territoire mosan recèle toujours des attraits pour le scientifique, comme il en a eu, dans le passé, pour le pouvoir politique, le cartographe, le militaire et le stratège. Leurs représentations sont d’ailleurs devenues, à leur tour, des témoins remarquables de l’évolution du fleuve : les dessins des îles, des gués, des passages d’eau, des méandres et des berges, des embarcadères  viennent s’ajouter à l’étude des roches et des sédiments, des fossiles et des multiples traces de vie conservées par le sol.

Les hommes, la Meuse

Le second volet de l’exposition choisit d’aborder la même thématique sous l’angle des hommes : qui étaient-ils ? où et comment vivaient-ils ? quelles étaient leurs relations avec la Meuse ? Pour les habitants d’une vallée, a fortiori lorsque celle-ci est irriguée par un grand fleuve, le cours d’eau, c’est le lit, la route, le bassin de vie. Tout vient du fleuve et y retourne. Les eaux en mouvement attirent, fascinent, magnétisent.

Le cours d’eau s’inscrit dans le paysage qu’il a façonné. Avec la même vigueur, avec la même pérennité, le fleuve inscrit aussi son empreinte dans chacune des activités humaines, dans l’ensemble des références mentales et affectives des habitants de la vallée.

Au fil du temps, le cours d’eau finit par constituer une identité supplémentaire. Faut-il rappeler les innombrables avantages et ressources apportées, presque spontanément, par le fleuve et ses affluents ? Le don de l’eau qui désaltère les hommes et abreuve le bétail ; l’eau qui lave le linge et arrose les cultures ; l’eau qui transporte le bois, les matériaux de construction, le grain, le vin, les peaux, le minerai,… ; l’eau qui apporte sa force motrice aux moulins ; l’eau qui engendre de multiples activités économiques de pêcherie, de batellerie, de papeterie, de passeurs, de pontonniers,… L’eau, encore, qui protège, qui trace les frontières des territoires, qui permet de prélever des taxes à chaque traversée. L’eau, enfin, qui emporte les déchets.

Dès l’époque mérovingienne, la Meuse prend une place considérable dans la vie locale et démontre toute son utilité dans les échanges à longue distance. Au fil du temps, le trafic fluvial s’intensifie. La Meuse devient un vecteur de communication essentiel aux échanges commerciaux et à l’approvisionnement des villes comme de l’arrière-pays. Tant les produits de consommation courante que les matières premières indispensables à l’artisanat et à l’industrie circulent par voie d’eau. En parallèle, l’émergence des centres urbains sur les rives mosanes favorise l’aménagement d’infrastructures fluviales propres à l’accostage des bateaux. Les barques « marchandes » assurent le transport des personnes et des biens, ce qui intensifie les liaisons interrégionales. Peu à peu, la navigation se perfectionne, les marchands-bateliers délaissant cette activité et confiant leur fret à des bateliers professionnels, appelés naiveurs*. De cette interaction permanente entre les hommes et le fleuve, cette sorte de symbiose qui unit les habitants de la vallée à leur cours d’eau, vont naître aussi les rejets et les nuisances qui, progressivement, réduiront les qualités naturelles du cours d’eau. La pollution fluviale ne date pas d’hier mais les souillures médiévales sont sans communes mesures avec les déversements urbains, agricoles et industriels que nos sociétés modernes essaient d’enfin réduire.


Infos pratiques
Où ? : aux Archives de l'Etat à Namur (Boulevard Cauchy, 41 - 5000 Namur)
Quand ? : du 18 mars au 17 juin 2022
Web : https://www.arch.be/
Mail : archives.namur@arch.be
Tel : 081 65 41 98